Qui fait quoi à la maison ?

Qui y pense ?

Faites le compte à deux, en dix minutes. Les tâches sont déjà listées : pour chacune, dites qui s'en occupe, et qui y pense. Vous lisez ensuite combien d'heures par jour et combien de choses à garder en tête ça représente pour chacun.

20 %des couples où les deux travaillent décrivent un partage égal des tâchesINED, enquête FAMEMP, 2025
4 h contre 2 hde travail domestique par jour, femmes et hommes. Le temps des hommes n'a pas bougé depuis 1999INSEE, Emploi du temps, 2010
86 %de temps en plus passé à penser aux tâches qu'à les faireInvisible Load Index, 6 000 Européens, 2024

Pourquoi faire l'exercice

La plupart des couples n'ont jamais listé ce qu'il y a à faire. Chacun voit ce qu'il fait, et une partie de ce que l'autre fait. Le reste est invisible : remarquer qu'il n'y a plus de lessive, savoir quand tombe le rendez-vous chez le dentiste, vérifier que le sac de piscine est prêt. Ce travail-là ne prend pas d'heures, il prend de la place dans la tête.

Cette page ne juge rien. Elle met des chiffres à la place des impressions, pour que la conversation parte de quelque chose de concret. Chez nous, la première version a surtout révélé les tâches que personne ne voyait.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la charge mentale ?

Le travail constant de gestion, d'organisation et de planification de la bonne marche de la maison, selon la définition de Nicole Brais. Concrètement : remarquer qu'il faut faire quelque chose, planifier, vérifier que c'est fait, même quand quelqu'un d'autre exécute. Le terme vient de la sociologue Monique Haicault (1984). Allison Daminger (2019) a montré que l'anticipation et le suivi restent presque toujours portés par la même personne du couple, alors que les décisions se prennent à deux.

Comment le compte est-il calculé ?

Pour chaque tâche, vous dites qui s'en occupe et qui y pense. Les heures par jour se calculent sur « qui s'en occupe » : nombre de fois par période, multiplié par la durée, ramené à la journée. La charge mentale se compte en nombre de tâches à garder en tête, pas en heures : aucune enquête sérieuse ne convertit la pensée en minutes. Les durées par défaut viennent de l'enquête Emploi du temps de l'INSEE (2010) et du jeu de cartes Fair Play (Eve Rodsky, 2019). Vous les corrigez ensuite avec votre réalité.

D'où viennent les chiffres cités ?

INSEE, enquête Emploi du temps 2010 : 4 h 01 par jour de travail domestique pour les femmes, 2 h 13 pour les hommes, un temps masculin inchangé depuis 1999. INED, enquête FAMEMP publiée en 2025 : 20 % des couples où les deux travaillent décrivent un partage égal. Invisible Load Index 2024, 6 000 Européens interrogés : 86 % de temps en plus passé à penser aux tâches qu'à les faire. Les libellés des tâches suivent la nomenclature INSEE, complétée par les cent cartes Fair Play.

Mes réponses sont-elles envoyées quelque part ?

Non. Tout se calcule dans votre navigateur, il n'y a ni compte ni serveur. Vos réponses sont encodées dans l'adresse de la page : c'est ce lien que vous partagez, et le fichier Excel se génère sur votre ordinateur. Les polices sont hébergées avec le site. Une mesure d'audience (Google Analytics) compte les visites, seulement si vous l'acceptez dans le bandeau, et sans jamais recevoir vos réponses.

Combien de temps ça prend, et à combien ?

Environ dix minutes, à deux. On indique deux prénoms, sans ordre ni rôle, et le nombre d'enfants. Les tâches vont du plus courant au plus rare : on peut s'arrêter à mi-parcours et voir le compte, puis y revenir.

Faire connaître Qui y pense ?

Le site vit par le bouche-à-oreille. Un lien envoyé à un couple, c'est un compte de plus qui se fait.

On commence par vous

Qui fait quoi

Pour chaque tâche, cochez qui s'en occupe. Les tâches vont du plus courant au plus rare : si vous vous arrêtez en route, vous aurez répondu à ce qui compte le plus.

Les quatre réponses, et ce que veut dire « y pense »
Prénom 1, Prénom 2
la personne qui fait la tâche. C'est ce qui compte en heures.
Les deux
à parts égales, ou à tour de rôle.
Pas nous
quelqu'un d'autre s'en occupe (aide à domicile, grands-parents, nounou, enfants), ou la tâche n'existe pas chez vous. Elle ne compte en heures pour aucun de vous deux. Si l'un de vous y pense quand même, dites-le dans « y pense ».
Y pense
la personne qui remarque qu'il faut le faire, planifie et vérifie. La petite ligne « y pense » suit votre réponse : ne la changez que si c'est vraiment quelqu'un d'autre. C'est la charge mentale, comptée en nombre de choses à garder en tête. Les tâches qui sont déjà du « penser à » (décider, suivre, organiser) ne posent pas la question.

Votre répartition

Calculée avec des durées courantes pour chaque tâche. Affinez-les plus bas avec votre réalité : le compte se met à jour en direct.

Envoyer ce compte à l'autre

Le lien contient vos réponses, rien d'autre : la personne qui l'ouvre retrouve exactement ce compte.

Faire connaître Qui y pense ?

Affinez le temps

Les valeurs proposées viennent d'enquêtes sur le temps domestique. Corrigez ce qui ne correspond pas à chez vous : combien de fois, et combien de minutes à chaque fois.

D'où viennent les durées par défaut : de l'enquête Emploi du temps de l'INSEE (2010), qui mesure le temps domestique au carnet, et du jeu de cartes Fair Play (Eve Rodsky, 2019) pour les tâches que le carnet ne voit pas. Un couple avec enfants qui garde toutes les valeurs par défaut totalise environ 8 heures et demie par jour, dans la fourchette haute de ce que l'INSEE observe. La distinction « y penser » et « s'en occuper » vient des travaux d'Allison Daminger (2019) : anticiper et vérifier, c'est du travail, même quand quelqu'un d'autre exécute.